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[Update] Good night Köln !

Nous repartons en direction de Cologne. La géographie change à nouveau, il n’y a plus de relief autour de nous, juste des terrains bien plats. Et qui dit plat, dit usines ! C’est reparti pour les grosses industries.

Nous arrivons dans la ville toujours en longeant les quais du Rhin, et passons devant des constructions modernes mélangées aux anciens bâtiments portuaires, le tout étant assez spectaculaire. 

Au centre ville, nous allons à la brasserie Hofbraü P. Josef Früh. Nous y découvrons la Kölsch, la bière typique d’ici, servie dans des verres hauts et étroits de 20 cl. Elle est pas mal ! Les serveurs sont habillés traditionnellement avec le tablier bleu des ouvriers brasseurs, ils portent un panier rempli de verres à bière pleins, et remplacent nos verres vides tant qu’on ne les recouvre pas d’un sous bock. Nous nous essayons à la gastronomie allemande… fèves et lard (Decke Bunne met Speck), soupe de goulasch. Toute en finesse 😅

On visite la cathédrale, qui malgré les guides, ne nous émerveille pas plus que ça. Enfin, si, nous sommes épatés devant le distributeur d’eau bénite sans contact😅 Apparemment, il y aurait des reliques des rois mages gardées dans la cathédrale, mais bien sûr, en raison du Covid, nous ne pouvons pas les voir. Par contre, nous pouvons monter tout en haut des tours, et ça, c’est cool ! Enfin, les 509 marches ne font pas forcément bon ménage avec nos cuisses déjà bien sollicitées, mais bon, ça vaut la peine ! La vue est vertigineuse. Et en redescendant, on passe par le sous-sol et on voit une des fondations de la cathédrale. Chouette.

Ensuite, nous nous rendons dans les deux boutiques d’eau de cologne de la ville (oui parce qu’en fait, on avait pas fait le lien, mais c’est bien d’ici que ça vient !). On découvre qu’il y en a des tas de sortes différentes, avec des odeurs très variées. Dans la seconde, on nous explique un peu plus l’histoire de ce parfum, et même… on nous en offre un échantillon chacun !!! Incroyable ! Nous allons pouvoir sentir bon pendant notre voyage hahaha (on essayera de ne pas faire comme Napoléon, qui parait-il, en utilisait un litre par jour, à défaut de se laver). Cette boutique serait la plus ancienne et daterait de 1709. C’est la famille Farina qui en est la fondatrice, et qui tient toujours la boutique aujourd’hui ! 

Nous devons ensuite récupérer la pièce défaillante de notre compteur de km, que nous avons fait livrer dans cette ville. S’ensuit alors une chasse au trésor pour retrouver ces fameux amazon hub locker (🙈🙈🙈). C’est vraiment bien caché ces trucs, on en a chié pour les trouver !

Nous passons la soirée à Odonien, sur les conseils d’une employée de l’office de tourisme. Il s’agit d’un espace en périphérie de la ville, vraisemblablement une ancienne friche, qui a été récupérée par un collectif d’artistes qui travaillent le métal et font pleins de sculptures variées, et qui a été transformé en bar en plein air. “a wonderland of sculptures made from rusty metal parts, incredible works of art made of scrap metal, room installations and hidden corners”. Ce soir-là, il y a une soirée spéciale sur le thème de l’amitié “russo-juive-allemande”, avec des discussions, et de la musique live, le tout pour commémorer les travailleurs esclaves russes, ukrainiens et polonais qui ont été emprisonnés dans le coin. Le groupe de musique est de Cologne, HopStop Banda, et c’est cool ce qu’ils jouent ! Je crois que c’est notre premier concert depuis le 2e confinement, qu’est ce que ça fait plaisir ! Nous passons une très bonne soirée, dans ce lieu qui nous rappelle Ground Control à Paris, les bobos et la queue interminable en moins.

Vidéos HopStop Banda ici.

Nous profitons également de la soirée pour déambuler le long du Rhin, et avoir une vue magnifique sur le pont Hohenzollern (le plus fréquenté d’Allemagne) et la cathédrale, de nuit. 

Nous dormons ce soir dans une chambre chez l’habitant. La logeuse est une championne de course à pied, et malgré ses 60 ans passés, elle collectionne ses médailles dans ses escaliers (2 étages ^^), ainsi que des photos prises lors de ses nombreuses participations aux marathons du monde entier ! Impressionnant.

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2000 km

Et on a toujours la frite !!!

Ps : on a du retard dans les articles, nous sommes aujourd’hui à Cologne !

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Eurovélo 15 : De Mayence à Bonn

Après ces 2 jours off, nous revoilà sur les routes. Nous allons entamer la portion la plus romantique du Rhin paraît-il, entre Bingen et Coblence. On voit ainsi le paysage changer assez rapidement, désormais, le Rhin est encadré par deux falaises, cultivées de vignes. C’est effectivement assez beau et très différent de ce qu’on a vu avant, malheureusement, le temps est un peu maussade. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’en profiter un peu. Ce qui est marquant, c’est le nombre de châteaux forts qu’il y a ! Presque à chaque méandre !

Nous arrivons ensuite à la fameuse Loreleï. Fameuse, car le Routard en fait une éloge remarquable, et il y avait des panneaux sur la route qui l’indiquaient depuis longtemps. On va pas se le cacher, nous on n’en avait jamais entendu parler, et au vu de la description, on s’attendait à un truc monumental (presque du type de la statue de de la liberté !). Autant dire qu’on a été un peu déçu ! C’est certes une jolie statue, mais on a pas vraiment saisi tout l’engouement qu’il y a autour.

Après quelques recherches, on comprend que Loreleï, c’est à la fois cette statue, mais également le piton rocheux qui la surplombe. L’avancée du rocher dans le Rhin réduit sa largeur d’un quart et en fait l’endroit le plus étroit du fleuve, avec des courants violents, qui additionnés aux nombreux rochers immergés, causent de nombreux accidents de navigation. En parallèle, la statue représente une nymphe de la mythologie germanique, qui attire les navigateurs avec son chant jusqu’à leur perdition, comme les sirènes (“Loreleï est une jeune fille qui, assise sur le rocher du même nom, chante magnifiquement bien. Les marins passent en bateau et l’entendent. Ils sont comme envoûtés par ce chant si beau, si mélodieux, qu’ils en oublient les courants du Rhin et chavirent.”).

Plus d’info sur le mythe de la Loreleï ici.

On décide de poser notre tente en haut du fameux piton rocheux qui surplombe la statue (An der Loreleï), ce qui nous fait une bonne grimpette en fin de journée (on finit même par pousser le vélo) ! Déjà, la route est barrée car ils sont en train de refaire la chaussée (mais à l’heure où on passe il n’y a personne qui travaille), et en plus, c’est franchement raide !

En haut, ça valait la peine, on a une belle vue sur le méandre du Rhin, les péniches qui passent. Et pour couronner le tout, on dort super bien sous la tente !

Au petit matin, pour ne pas avoir à retraverser la route en travaux, on fait un grand détour, qui nous ramène en arrière sur notre chemin ! 20 km en plus ^^ On retrouve en tout cas le plaisir grisant des grosses descentes !

On s’arrête dans le village de Braubach. Un petit village charmant, avec quelques maisons à colombages, mais… d’un ennui !!! Pas un chat dans les rues, c’est mortel !! On pensait même qu’on allait pas réussir à trouver un endroit où manger. Alors qu’en fait, il y a bel et bien un resto ouvert, mais on est passé devant en pensant qu’il était fermé.

Nous montons ensuite au château de Marksburg, qui surplombe ce village. C’est le seul de la vallée à n’avoir jamais été détruit depuis le Moyen-Age (la partie la plus ancienne, le donjon, date du 13e siècle). Pas de chance, il ne se visite que lors de visites guidées, et elles sont exclusivement en allemand ! Ah oui, et aussi il s’est mis à pleuvoir ! Bingo ^^ J’essaie donc de traduire à Mathieu ce que le guide nous raconte. Et Mathieu ronchonne car ce que je raconte est beaucoup plus court que ce que dit le guide … On fait ce qu’on peut et non, je ne connais pas franchement le vocabulaire associé à la salle des tortures ou aux armures 🤷🏻‍♀️

On n’a pas fait de photos comme il pleuvait, mais on peut en trouver ici.

Vu le temps pourri, on essaie de contacter des gens via WarmShower pour nous héberger ce soir.

Malgré 5 tentatives, aucun succès. Bon, ça peut pas marcher à chaque fois et on a eu pas mal de chance depuis le début avec ce réseau, alors tant pis ! Et au final, le temps est avec nous car il s’arrête de pleuvoir en début de soirée et nous trouvons un endroit plutôt pas mal pour poser notre tente, pas loin de Coblence. On y dort bien, et finalement on apprécie que le temps soit moins bon : on n’est pas réveillé ni par la lumière, ni par la chaleur du soleil !

Nous visitons un peu Coblence. Enfin, nous commençons par un café indiqué par le Routard : super petit dèj ! Ça fait plaisir !! On poursuit avec le Deutsches Eck, ce promontoire qui se trouve à la confluence du Rhin et de la Moselle, et qui est agrémenté d’une monumentale statue équestre de l’empereur allemand Guillaume 1er. Par contre, nous ne sommes pas particulièrement touchés par le reste de la ville, et encore moins par la forteresse, qui était, parait-il, immanquable ! Déjà, y accéder est très compliqué. Enfin, il y a bien un téléphérique mais il coûte super cher ! On y monte donc à pieds, après avoir bataillé pour trouver le chemin, qui n’est vraiment pas bien indiqué. Puis, on arrive donc dans cette forteresse et on s’y trouve bien démuni. Il n’y a aucune explication sur le bâtiment, c’est très frustrant. Il y a quelques expos, mais très peu de traduction des panneaux, même en anglais. Franchement, on est bien déçus, et on repart en ayant presque le sentiment d’avoir perdu notre journée.

Ce soir, on a réussi à trouver dès la 2e tentative un hôte sur Warmshower : nous allons donc chez Chris, à Andernach. En l’attendant (il est parti faire de l’escalade), nous plantons la tente dans son jardin. Nous passons ensuite une bonne soirée tous les trois, autour d’une petite bière. 

Merci Chris pour ton accueil 😊

Nous partons le lendemain en direction de Bonn. Pas de chance, notre compteur de kilomètres ne marche plus 😠 Enfin, a priori c’est juste le fil qui relie le compteur au boîtier qui serait abîmé, mais pas sûr qu’on nous en vende en pièces détachées.

Le temps est bien menaçant. Dès notre arrivée à Bonn, il est midi, nos estomac grondent, et Mathieu avait repéré un endroit qui fait des burgers. Bon, ils ne font qu’à emporter, alors on se retrouve dans un parc sur un banc à essayer de ne pas s’en mettre partout, quand bien sûr, il se met à pleuvoir 😑 On s’abrite enfin dans un bon café. Tellement bon qu’on en prend deux chacun. 

On voulait visiter la maison natale de Beethoven, mais elle est fermée (décidément, ça fait deux journées pas très successful d’affilée !). On va alors au musée “Haus der Geschichte”, qui présente l’histoire de l’Allemagne, depuis 1945 à nos jours. Il est très fourni et semble passionnant, mais malheureusement tout est quasiment exclusivement en allemand, ce qui est incompréhensible pour Mathieu (et fatigant pour moi ^^).

Nous passons la soirée chez Louise et Ludwig, deux néerlandais qui vivent à Bonn, que nous avons rencontrés à nouveau grâce à Warmshower. Nous sommes accueillis comme des rois, et mangeons le meilleur repas depuis notre départ !! Un plat indien avec du bon vin, c’est génial ! Merci beaucoup à tous les deux 🙂

PS : l’article sur Cologne est également mis à jour ! 🎉

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Eurovélo 15 : de Mannheim à Mayence

Nous roulons 65 km d’une traite, pour arriver directement à Mayence, et notamment à l’hôtel ! Bien hâte de profiter d’un lit, d’une douche, de confort !! Le trajet est un peu moins monotone, on alterne des passages au travers de champs et de forêts (ceux-là sont particulièrement appréciés vu la chaleur !). 

Au détour d’un chemin, on tombe sur un magnifique champ de coquelicots, au détour d’un autre, sur deux bergers qui mènent leur troupeau. Des rencontres qu’on apprécie 🙂

On emprunte aussi quelques bacs, notamment un qui ne paie pas de mine, et dont le propriétaire a installé une pompe directement dans le Rhin, reliée à un tuyau d’arrosage, et il arrose son bateau. Etrange ! Il fait toujours aussi chaud, et il nous propose de nous arroser également. Ni une ni deux on récupère le tuyau et on s’asperge : ça fait du bien !

Arrivés à l’hôtel, on se rue sous la douche, et on s’installe devant le match de foot France / Hongrie à 15h. Aucun de nous ne saura si c’était un bon match ou pas, on s’est endormi comme des pierres. Comme quoi, on devait quand même être bien fatigués.

Après avoir bien rechargé nos batteries, nous sommes partis à la découverte de la ville, et notamment d’un petit bar à vin que conseille le Routard. Nous avons donc goûté un blanc et un rouge tous deux produit à quelques kilomètres d’ici. Autant le blanc ne nous a pas trop emballé, autant le rouge était vraiment bon. Tout ça accompagné de “Spundekäse” et d’une assiette de chacuterie, cette dernière étant fort peu ragoutante :s Tout semblait être de la viande reconstituée, beurk ^^

On finit la soirée par se promener dans le centre ville et sur les bords du Rhin, qui sont d’ailleurs bondés, en prenant quelques photos.

Le lendemain, après s’en être mis plein la panse avec le petit déjeuner de l’hôtel, nous partons en direction de l’église Saint Etienne de Mayence, où tous les vitraux ont été faits par Chagall dans les années 80, peu avant sa mort. Ils sont tous dans les tons bleutés, avec parfois quelques nuances de vert et de violet, c’est magnifique.

On enchaîne par la cathédrale, qui malgré sa renommée, nous laisse de marbre : quelle austérité après la si belle église précédente ! Seul le cloître est agréable.

Puis on visite le musée Gutenberg. On a de la chance, l’un des employés est franco-allemand, et nous raconte pleins de choses sur les objets exposés. On découvre, dans la salle du Trésor, deux originaux des premières bibles imprimées, datant du milieu du XVe siècle (Gutenberg en aurait imprimé 180 en une année). Pour l’anecdote, elles ont été achetées aux enchères en 1978 par le musée, pour 4 millions de marks, et ramenées par avion de New York dans un simple bagage cabine, sans aucune protection ni sécurité !

Après ce musée bien intéressant, nous allons à la brasserie Eisgrub Brau, goûter la bière faite sur place.

Et puis on se dit qu’on est vraiment pas mal dans cette ville, alors finalement, on décide d’y rester une 2e nuit.

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Presque comme un EOS !

Les vertèbres jusque S1 sont visibles, gratos et sans dose !
Une bonne bière et une douche sont offerts en fin d’examen 🍺🍺🍺
Prost !

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Eurovélo 15 : de Baden-Baden à Mannheim

On se pose le soir au bord d’un lac, où nous profitons d’une baignade, d’un joli coucher de soleil, ainsi que des moustiques tigres à nouveau. Entre deux piqûres, on a quand même réussi à se faire griller des chamallows. Miam !

Nous partons tôt le lendemain, réveillés par le soleil. Plus trop de moustiques le matin ! Alléluia 🥳

On pédale, on pédale sur 50 km, il fait autour de 30°C, mais avec les souffles de la vitesse on est pas si mal. Lorsqu’on s’arrête (ex : croisement, feu rouge…), c’est la liquéfaction instantanée par contre ! Le paysage est plutôt binaire : soit on traverse d’énormes complexes industriels, soit on sue tout ce qu’on peut sur des digues rectilignes sans fin, en plein cagnard.

Vers 11h30, alors qu’on crève de chaud, on décide de s’arrêter à un fameux Biergarten. On prend de bonnes bières et de bonnes saucisses à l’ombre. Avec la chaleur, ça tape quand même un peu sur le coco ! On attend 17h pour repartir.

Nuit au camping de Speyer. Après avoir demandé le tarif (10 euros) nous sommes en route. Arrivé au camping, petit désenchantement, 10 euros la tente et une personne puis 10 euros par personne supplémentaire…

Nous lançons une machine avec nos affaires, ça fait plaisir de sentir bon la lessive à nouveau !!

Un coin nous permet de nous baigner dans un lac, décidément ces temps-ci on se baigne beaucoup ! L’eau doit être autour de 25°C, c’est très agréable !

Nous prenons la route de Mannheim, et notamment un bac pour traverser le Rhin : nous nous retrouvons devant une gigantesque centrale électrique au charbon, formée de 9 unités pour un total de 2146 MW en électricité (“Germany most powerful coal power station”). Très impressionnant lorsqu’on pense qu’un réacteur nucléaire à eau pressurisée a une puissance de l’ordre du Gigawatt (1600 MW pour un EPR). Gravelines en France est la centrale nucléaire la plus puissante avec 6 tranches de 910 MW chacune.

Apparemment selon le dépliant de l’usine qui se trouve face à nous, l’efficience de la centrale est très importante. Et le charbon serait LA ressource à exploiter car il nous reste encore 5400 années de ressources à brûler avant qu’elles soient épuisées (VS le pétrole).

“In order to fulfill our obligation safely and reliably, we have always relied on hard coal as a fuel source. This is because only hard coal is available anywhere, at any time, in the long term and at stable prices.”

Bon, chacun fera son opinion… Le bilan carbone n’est même pas évoqué ! Mais très très écologique bien entendu selon le dépliant qui consacre une page entière au sujet de la protection de l’environnement…

Il fait encore très chaud. On décide de s’arrêter à la tour de la télévision de Mannheim pour monter à quelques 150 m au-dessus du sol. La pièce est très austère et les vitres mal lavées ^^ Tant pis pour les photos^^ On décide d’aller au restaurant un étage au-dessus, prendre un verre. Arrivés à l’étage, la salle est grande et très lumineuse et la vue bien meilleure ! On se pose et on boit un verre 🙂 On est bien (merci la clim) et on reprend même une bière ! 🍺

On s’arrête ensuite dans le Luisenpark, bien arboré, pour pique niquer, et encore une fois, attendre que les pires heures de soleil soient passées avant de repartir.

Enfin, on reprend la route, jusqu’à planter la tente tout au bord du Rhin. On profite d’une bien belle vue, d’un coucher de soleil et d’une nouvelle baignade. Ce soir, les moustiques semblent faire grève. Difficile de savoir pourquoi !

On se couche bien fatigués, et alors qu’on commençait à s’endormir, c’est un énorme orage qui se déclare !! Plutôt effrayant selon Mathilde ^^ Il y a les éclairs, le tonnerre, et aussi des trombes d’eau qui nous tombent sur la tête, et un vent à décorner les bœufs. Par chance, pas de grêlons, et la tente a survécu ! Ouf ! On peut enfin dormir tranquille !

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Eurovélo 15 : de Strasbourg à Baden-Baden

Nous longeons le Rhin un petit moment, côté France, et prenons le bac au niveau de Drusenheim pour traverser le fleuve. Nous revoilà en Allemagne !

Nous nous arrêtons assez rapidement, en bordure de forêt, pour camper. On s’installe tranquillement, on est bien, jusqu’à ce que d’un coup, on soit envahi de moustiques tigres ! Mais quelle plaie ! C’est l’enfer, il fait encore très chaud, mais on se couvre de pantalons et pulls, on sue, et malgré ça, on découvrira le lendemain qu’on s’est fait dévorer. Fait chier !!!!!!

Le matin, on a des boutons partout et ça nous gratte fort. On s’arrête à Baden-Baden, pour une activité à l’opposé de notre dose de sport quotidien : les termes de Caracalla ! Malgré notre certificat de vaccination, comme ça ne fait pas 15 jours, ils nous demandent quand même un test négatif pour entrer. Arg ! Par chance, il y a un stand juste devant l’entrée, et c’est un test salivaire qu’ils proposent. Youpi !!

Une fois ces formalités passées, nous voilà à barboter dans les nombreux bains à remous, les jets massants… On pensait que 3h, ce serait long, mais finalement ça passe très vite ^^ On fait également un passage aux saunas. Il nous faut un petit moment d’adaptation et de travail sur soi, puisqu’ils se situent dans la zone naturiste… A un moment, un employé arrive et nous engueule car il faut bien se mettre complètement sur notre serviette, on ne peut même pas avoir un pied qui repose sur le bois. Bref, sensation bien étrange que d’être à poil et de se faire réprimander par un employé. On quitte assez vite cet espace !

Autant dire qu’après cette longue trempette, on se sent plus propre qu’on ne l’a jamais été depuis le début du voyage ! Heureusement pour ne pas qu’on s’y habitue trop vite, il fait encore une chaleur à crever dehors, ce qui nous permet de retranspirer dès qu’on sort des termes. Pas cool !

On attend 17h pour reprendre la route, et malgré ça, il fait encore bien chaud !

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Itinéraire des 3 pays : De Waldshut à Eguisheim

Après ces deux jours de repos salvateur, on repart plus forts que jamais sur le Steven, et voilà qu’on se fait 110 km dans la journée ! Record battu !

Pour ne pas refaire l’Eurovélo 6 en sens inverse, on a choisi un itinéraire alternatif, “l’itinéraire cyclable des trois pays, Suisse, Allemagne, France”. Il nous fait passer bien dans les terres, par de jolis petits villages, c’est moins monotone que de longer le Rhin. Par contre, ça implique quelques belles montées !

Notre objectif était de repasser en France avant de se poser pour la soirée, du coup, on s’est arrêté juste 5 km derrière la frontière, à Bantzenheim ^^ Sur la fin, on tirait un peu la langue quand même. 

Le soir on dort dans un camping tout pourri, en nous demandant si vraiment ça valait la peine d’y venir vu le peu de différence qu’il y a entre notre bivouac habituel et les installations sommaires du camping ^^

Ah oui et aussi on va au resto se manger deux méga pizza bien méritées 🙂

Par la suite, on galère un peu pour retrouver la vélo-route des vins d’Alsace, car il n’y a pas d’itinéraire cyclable bien établi. Quelques portions de routes passantes peu agréables, mais on tombe par hasard sur des anciennes exploitations de potasse d’Alsace, notamment le carreau Rodolphe, qui sont très impressionnantes (et malheureusement non visitables). A priori la potasse y a été exploitée de 1913 à 1976, et le puits descend à 711 m (petite pensée pour Rémi qui lui a pu en visiter une pour le travail 😉 !

Un peu plus d’infos ici

Il faut quand même avouer aussi qu’après la journée d’hier, je n’ai absolument plus de jus dans les jambes, et les 70 km de la journée paraissent très très long (et probablement que Mathieu fait ¾ de l’effort ^^).

On s’arrête un peu à Rouffach, notamment pour voir le parc à cigognes. Et par chance un bénévole de l’association est présent pour les nourrir, et nous explique pleins de choses. Notamment, que les cigognes en Alsace ont quasiment disparu dans les années 80 (il restait moins de 10 couples dans le Haut Rhin), pour la plupart en raison d’accidents survenus lors de leurs migrations (électrocutions sur les lignes électriques, et empoisonnement avec les pesticides). A la suite de quoi des efforts ont été faits pour préserver ces oiseaux dans la région avec par exemple, la création de parcs. Ici, les cigognes vivaient en captivité pendant leurs trois premières années, ce qui est nécessaire pour qu’elles perdent leur instinct de migration. Du coup, elles mourraient moins et de nombreuses cigognes sont nées par la suite, et il n’y a maintenant plus de risque de disparition de ces oiseaux en Alsace. Elles ne sont plus en captivité aujourd’hui, à l’exception de celles qui ont un handicap. Et ce qui est le plus fou, c’est que les petits qui naissent, même si leur parents n’ont jamais quitté l’Alsace, migrent de nouveau quand l’hiver arrive, par instinct naturel !

Mathieu espérait qu’on puisse arriver vers 16h à Colmar au centre de vaccination pour voir s’il leur restait des doses, mais nous arrivons péniblement au camping d’Eguisheim vers 18h (le camping des Trois Châteaux, car trois ruines de château fort surplombent ce village).

Pour bien nous achever, dès qu’on a été dans le village, on a suivi les panneaux qui indiquaient le camping, mais pour les voitures !! Et ça fait un détour de merde, qui monte très haut dans les vignes (on a secrètement l’un et l’autre eu peur que le camping soit en réalité en haut de la colline des châteaux !), avant de tout redescendre, pour se retrouver au même niveau que le camping. On est dégoûté !!!

Nous allons rester deux jours dans ce camping, et irons visiter Colmar à vélo. On y est bien, on profite d’Eguisheim pendant notre première soirée. C’est un petit village qui a été sacré plus beau village de France, encore une fois avec ses maisons colorées a colombages. Charmant !

Quelques petits plaisirs le long de la route

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Eurovélo 6 : de Bâle à Walsdhut-Tiengen

Nous quittons Bâle en fin d’après-midi. Ou plutôt, nous essayons de quitter Bâle !! On se perd dans des zones industrielles toutes plus grandes les unes que les autres, on évite parfois au dernier moment de se retrouver sur des routes rapides, c’est l’enfer et c’est moche. Le temps nous parait long, mais nous retrouvons finalement un parcours un peu plus sauvage le long du Rhin. D’ailleurs, on le traverse, et on se retrouve en Allemagne 🙂 De nouveau, aucun contrôle. Nous nous arrêtons un peu plus loin pour la nuit, sur une aire de jeux pour enfants, à l’orée de la forêt Noire. Une petite pluie juste pour humidifier nos affaires, puis on est tranquille pour la soirée.

Fait important : aujourd’hui, nous avons atteint les 1000 km ! On est plutôt fiers 🙂

Le lendemain, nous repartons le long du Rhin, et il fait cette fois bien chaud, bien lourd (ok, je suis jamais contente ^^). 

On s’arrête dans le village de Bad Säckingen, sur la place principale, devant une église blanche et rouge très jolie.

Ce qui est moins joli, c’est qu’on découvre qu’ici, la règle veut que les restaurants et bars n’acceptent pas les clients s’ils ne sont pas soit vaccinés + 2 semaines, soit testés dans les 24h, soit guéris du covid (ils appellent ça la règle des 3 G : geimpft, getestet, genesen). Sapristi !! On se rabat sur le kebab/falafel de la gare, qui au final s’avère bon.

Plus loin sur notre route, toujours au bord du fleuve, on arrive à acheter 2 bières en négociant de s’asseoir au bord du Rhin et non à la terrasse pour les boire.

Aujourd’hui, on roule pas super vite : déjà, on a peu de kilomètres à faire pour arriver à Waldshut, et en plus, qu’est-ce qu’on a chaud ! Ceci pour introduire le fait qu’on s’arrête une nouvelle fois boire un coup sur la route, mais cette fois, on a retraversé le Rhin pour aller en Suisse (ratio prix des conso VS être assis à la terrasse : le confort a primé !). On est à Laufenburg, et c’est très joli.

Enfin, c’est notre dernière ligne droite, et nous arrivons à Waldshut, chez Naiara et Benedikt. Cool !!!

Nous y visitons Waldshut et Tiengen, qui sont aujourd’hui réunies en une seule ville au niveau administratif. Leur centre est tout mignon, avec des maisons colorées, au-dessus des portes d’entrée il y a très souvent des peintures, ou sculptures pour indiquer le métier des propriétaires.

Puis on va un peu plus dans la forêt, où il y a notamment un parc avec quelques animaux sauvages qu’on peut rencontrer dans les environs. On s’essaie aussi au parcours sensoriel pieds nus, qui ne nous convainc pas totalement (les passages avec des cailloux sont un peu rudes ^^).

On ajoute à ça un bon barbec, une promenade au marché, et voilà 2 belles journées déjà écoulées. Merci à vous deux pour votre accueil, et ça nous a fait un grand plaisir de vous revoir 🙂

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Petites gourmandises de nomades !