Catégories
France

Véloroute des vins d’Alsace : De Colmar au Haut Koenigsbourg

Nous quittons Bernadette et Alain en direction du Haut Koenigsbourg. Sur le conseil de mon père, nous allons y camper tout en haut, pour être dès l’ouverture au château.

Au passage, on s’arrête dans pleins de petits villages très charmants, dont Ribeauvillé. Toujours autant de maisons colorées et à colombages !

On poursuit à Saint Hippolyte où nous faisons notre première (et attendue) visite de cave ! Ca se passe chez Sylvie Fahrer & Son, petite exploitation familiale de 11 hectares, qui produit du blanc, mais aussi un peu de rouge, ce qui n’est pas forcément courant par ici.

On en profite bien, sans en abuser bien sûr, car on voit notre cible, le Haut Koenigsbourg, depuis quelque temps….. Et c’est haut… Très haut !! Faudrait pas qu’on ait les jambes coupées ! 

On remplit notre vache à eau dans un cimetière, en bas de la côte et c’est parti pour l’ascension avec 6 kg supplémentaires ! Dernier plateau, dernier pallier, on mouline, la pente oscille entre 5 et 7%. 

550 m plus haut, quel soulagement d’arriver enfin en haut ! La vue en vaut la peine. Et par chance, le troquet du château ferme a 18 h, mais il est 17h57, et le serveur nous sert un coca bien frais.

Mieux encore, il nous indique un spot pour poser notre tente, le long d’un sentier dans la forêt du château, qui va s’avérer être royal !

Il y a là une table de pique-nique et un foyer pour faire un vrai feu (pour changer de celui de notre réchaud a bois ^^). Je monte la tente, Mathieu allume les feux, et on s’installe pour manger. Grand luxe, on a même de la salade verte du jardin de Bernadette et Alain !! Ça fait plaisir 👌😊

Notre soirée est aussi bonne que notre nuit est mauvaise : il y a pleins de bruits de bestioles qui farfouillent autour de la tente, on sait pas si c’est des insectes, des rongeurs, les deux, mais vraiment, ça grouille pas loin de nos oreilles !!!

Et puis aussi, on a mis le réveil à 5h, pour aller voir le lever de soleil sur la plaine depuis l’esplanade devant le château. Le ciel est un peu voilé, et le soleil apparaît tout rond et rouge, non éblouissant. C’est chouette !!

Plus tard, on fait une visite guidée de ce fameux château. Les premières preuves de l’existence d’un château en cet endroit datent de 1147, il s’agit d’un château fort construit par les Hohenstaufen. Le site a été choisi du fait de sa situation géographique privilégiée sur un piton rocheux. Les pierres qui le constituent sont directement extraites d’une carrière au sommet de l’éperon. C’est le fameux grès rose des Vosges !

Ce château subit un premier siège et de nombreuses détériorations au 15e siècle, et est ensuite donné par les Habsbourg à une riche famille seigneuriale originaire de l’actuel Jura suisse, les Tierstein (1479). Ils le reconstruisent et l’améliorent (notamment son système défensif), et tiennent des inventaires très détaillés de l’ensemble des possessions, mobiliers, réserves alimentaires du château, qui ont permis par la suite de le reconstituer assez fidèlement.

Par la suite, pendant la guerre de 30 ans, en 1633, après 52 jours de siège, le château est abandonné, après avoir été pillé et incendié.

Il est resté en l’état pendant plus de 250 ans. Classé monument historique en 1862, il appartient désormais à la ville de Sélestat, qui n’a pas les moyens d’assurer sa restauration. La ville l’offre alors à l’empereur Guillaume II (Hohenzollern) en 1899. C’est un bon compromis car lui a les moyens de le restaurer, et de son côté, cela lui permet de marquer l’emprise germanique sur l’Alsace et de rappeler les limites de son empire (malgré cela, il n’y aurait jamais séjourné plus d’une journée !). Il le reconstruit donc entièrement, avec l’aide de l’architecte Bodo Ebhardt, sur la base des documents anciens dont ils disposaient. Les travaux ne durent que 8 ans ! 

Ainsi, ce qu’on voit aujourd’hui est bien une résidence impériale, mais sous les traits d’une forteresse seigneuriale du Moyen-Age.

De notre côté, on profite particulièrement de cette visite “privilégiée” (merci le covid), puisqu’en temps normal, il peut y avoir jusqu’à 6000 visiteurs par jour, et les visites guidées sont avec 70 personnes, tandis qu’on était limité à 15 🙂 On profite également bien du point de vue monumental sur les Vosges (paraît qu’en temps très clair, on peut apercevoir les sommets enneigés des Alpes…).

Après cette belle visite, nous reprenons le vélo et dévalons la pente. C’est fou comme c’est plus rapide à la descente qu’à la montée ^^ On s’arrête à mi chemin à la volerie des aigles, pour voir une démonstration de vols de rapaces. C’est très impressionnant de les voir voler si près de nos têtes !

On continue notre route en direction de Strasbourg et faisons un arrêt à Dombach la ville, où nous dormons dans une charmante maison d’hôte, tout en colombages et en étroitesse. Très chouette.

Catégories
France

Colmar

Ainsi, nous passons deux nuits au camping d’Eguisheim. En effet, on a passe la journée à étudier les différentes possibilités pour avoir notre deuxième dose de vaccin, et la seule solution qui s’offre à nous est la suivante : j’ai pour ma part RDV au vaccinodrome de Colmar le lendemain après-midi, et Mathieu, lui, devra aller à Saint-Die-des-Vosges. Pas optimal, mais au moins ça sera fait !

Le lendemain, en route pour Colmar ! Le temps de prendre un bon petit dèj à un bistrot du marché couvert, au bord du canal,et Mathieu doit déjà partir a la gare. Pour aller à Saint-Die-des-Vosges, il aura un premier trajet jusqu’à Sélestat, puis un bus. Et malheureusement, son train a bien sûr du retard, et sa correspondance est ratée ! Il devra attendre deux heures pour le prochain bus ! Quelle poisse…

De mon côté, je doit attendre 15h, et il pleut des trombes d’eau, il n’y a quasiment pas de terrasses couvertes, la bibliothèque est fermée…. Bref c’est pas une matinée d’enfer ^^ Par chance, quand vient l’heure d’aller au vaccinodrome (45 min de marche quand même !), il ne pleut plus. La vaccination se passe sans encombres mais au moment de récupérer le Graal, le fameux certificat, voilà qu’une panne informatique survient : les docteurs saisissent désormais toutes les infos au stylo sur des feuilles volantes et devront les rentrer dans leur logiciel plus tard dans la semaine. Les pauvres !! (et moi je suis dégoûtée de pas avoir mon papier ! -> on m’indique qu’il devrait être disponible dans les prochains jours sur mon espace Ameli….. on croise les doigts !)

Pour Mathieu, une fois sur place, tout se passe bien. Très bien même, puisqu’il fait la rencontre de Bernadette, infirmière retraitée qui vaccine à Saint-Die : elle vit à Colmar, propose de le ramener en voiture, et même de nous héberger le lendemain soir ! Comme quoi il y a toujours du positif dans les situations compliquées ^^

On se retrouve en fin de journée, retour au camping, et au lit.

Le lendemain ne sera pas une journée très active : j’ai eu de la fièvre cette nuit, encore un peu patraque le matin, et on est tous les deux bien fatigués ! On profite quand même de la journée pour bien visiter Colmar, sous le soleil cette fois.

Et nous passons donc la soirée chez Bernadette et Alain, qui nous reçoivent comme si on se connaissait depuis longtemps. C’est une belle soirée, et une bonne nuit de repos. Ça fait du bien ! Merci a vous deux, nous sommes ravis de vous avoir rencontrés ☺️

Catégories
Allemagne

Itinéraire des 3 pays : De Waldshut à Eguisheim

Après ces deux jours de repos salvateur, on repart plus forts que jamais sur le Steven, et voilà qu’on se fait 110 km dans la journée ! Record battu !

Pour ne pas refaire l’Eurovélo 6 en sens inverse, on a choisi un itinéraire alternatif, “l’itinéraire cyclable des trois pays, Suisse, Allemagne, France”. Il nous fait passer bien dans les terres, par de jolis petits villages, c’est moins monotone que de longer le Rhin. Par contre, ça implique quelques belles montées !

Notre objectif était de repasser en France avant de se poser pour la soirée, du coup, on s’est arrêté juste 5 km derrière la frontière, à Bantzenheim ^^ Sur la fin, on tirait un peu la langue quand même. 

Le soir on dort dans un camping tout pourri, en nous demandant si vraiment ça valait la peine d’y venir vu le peu de différence qu’il y a entre notre bivouac habituel et les installations sommaires du camping ^^

Ah oui et aussi on va au resto se manger deux méga pizza bien méritées 🙂

Par la suite, on galère un peu pour retrouver la vélo-route des vins d’Alsace, car il n’y a pas d’itinéraire cyclable bien établi. Quelques portions de routes passantes peu agréables, mais on tombe par hasard sur des anciennes exploitations de potasse d’Alsace, notamment le carreau Rodolphe, qui sont très impressionnantes (et malheureusement non visitables). A priori la potasse y a été exploitée de 1913 à 1976, et le puits descend à 711 m (petite pensée pour Rémi qui lui a pu en visiter une pour le travail 😉 !

Un peu plus d’infos ici

Il faut quand même avouer aussi qu’après la journée d’hier, je n’ai absolument plus de jus dans les jambes, et les 70 km de la journée paraissent très très long (et probablement que Mathieu fait ¾ de l’effort ^^).

On s’arrête un peu à Rouffach, notamment pour voir le parc à cigognes. Et par chance un bénévole de l’association est présent pour les nourrir, et nous explique pleins de choses. Notamment, que les cigognes en Alsace ont quasiment disparu dans les années 80 (il restait moins de 10 couples dans le Haut Rhin), pour la plupart en raison d’accidents survenus lors de leurs migrations (électrocutions sur les lignes électriques, et empoisonnement avec les pesticides). A la suite de quoi des efforts ont été faits pour préserver ces oiseaux dans la région avec par exemple, la création de parcs. Ici, les cigognes vivaient en captivité pendant leurs trois premières années, ce qui est nécessaire pour qu’elles perdent leur instinct de migration. Du coup, elles mourraient moins et de nombreuses cigognes sont nées par la suite, et il n’y a maintenant plus de risque de disparition de ces oiseaux en Alsace. Elles ne sont plus en captivité aujourd’hui, à l’exception de celles qui ont un handicap. Et ce qui est le plus fou, c’est que les petits qui naissent, même si leur parents n’ont jamais quitté l’Alsace, migrent de nouveau quand l’hiver arrive, par instinct naturel !

Mathieu espérait qu’on puisse arriver vers 16h à Colmar au centre de vaccination pour voir s’il leur restait des doses, mais nous arrivons péniblement au camping d’Eguisheim vers 18h (le camping des Trois Châteaux, car trois ruines de château fort surplombent ce village).

Pour bien nous achever, dès qu’on a été dans le village, on a suivi les panneaux qui indiquaient le camping, mais pour les voitures !! Et ça fait un détour de merde, qui monte très haut dans les vignes (on a secrètement l’un et l’autre eu peur que le camping soit en réalité en haut de la colline des châteaux !), avant de tout redescendre, pour se retrouver au même niveau que le camping. On est dégoûté !!!

Nous allons rester deux jours dans ce camping, et irons visiter Colmar à vélo. On y est bien, on profite d’Eguisheim pendant notre première soirée. C’est un petit village qui a été sacré plus beau village de France, encore une fois avec ses maisons colorées a colombages. Charmant !

Quelques petits plaisirs le long de la route

Catégories
Allemagne Suisse

Eurovélo 6 : de Bâle à Walsdhut-Tiengen

Nous quittons Bâle en fin d’après-midi. Ou plutôt, nous essayons de quitter Bâle !! On se perd dans des zones industrielles toutes plus grandes les unes que les autres, on évite parfois au dernier moment de se retrouver sur des routes rapides, c’est l’enfer et c’est moche. Le temps nous parait long, mais nous retrouvons finalement un parcours un peu plus sauvage le long du Rhin. D’ailleurs, on le traverse, et on se retrouve en Allemagne 🙂 De nouveau, aucun contrôle. Nous nous arrêtons un peu plus loin pour la nuit, sur une aire de jeux pour enfants, à l’orée de la forêt Noire. Une petite pluie juste pour humidifier nos affaires, puis on est tranquille pour la soirée.

Fait important : aujourd’hui, nous avons atteint les 1000 km ! On est plutôt fiers 🙂

Le lendemain, nous repartons le long du Rhin, et il fait cette fois bien chaud, bien lourd (ok, je suis jamais contente ^^). 

On s’arrête dans le village de Bad Säckingen, sur la place principale, devant une église blanche et rouge très jolie.

Ce qui est moins joli, c’est qu’on découvre qu’ici, la règle veut que les restaurants et bars n’acceptent pas les clients s’ils ne sont pas soit vaccinés + 2 semaines, soit testés dans les 24h, soit guéris du covid (ils appellent ça la règle des 3 G : geimpft, getestet, genesen). Sapristi !! On se rabat sur le kebab/falafel de la gare, qui au final s’avère bon.

Plus loin sur notre route, toujours au bord du fleuve, on arrive à acheter 2 bières en négociant de s’asseoir au bord du Rhin et non à la terrasse pour les boire.

Aujourd’hui, on roule pas super vite : déjà, on a peu de kilomètres à faire pour arriver à Waldshut, et en plus, qu’est-ce qu’on a chaud ! Ceci pour introduire le fait qu’on s’arrête une nouvelle fois boire un coup sur la route, mais cette fois, on a retraversé le Rhin pour aller en Suisse (ratio prix des conso VS être assis à la terrasse : le confort a primé !). On est à Laufenburg, et c’est très joli.

Enfin, c’est notre dernière ligne droite, et nous arrivons à Waldshut, chez Naiara et Benedikt. Cool !!!

Nous y visitons Waldshut et Tiengen, qui sont aujourd’hui réunies en une seule ville au niveau administratif. Leur centre est tout mignon, avec des maisons colorées, au-dessus des portes d’entrée il y a très souvent des peintures, ou sculptures pour indiquer le métier des propriétaires.

Puis on va un peu plus dans la forêt, où il y a notamment un parc avec quelques animaux sauvages qu’on peut rencontrer dans les environs. On s’essaie aussi au parcours sensoriel pieds nus, qui ne nous convainc pas totalement (les passages avec des cailloux sont un peu rudes ^^).

On ajoute à ça un bon barbec, une promenade au marché, et voilà 2 belles journées déjà écoulées. Merci à vous deux pour votre accueil, et ça nous a fait un grand plaisir de vous revoir 🙂

Catégories
France

Eurovélo 6 : De Sochaux à Mulhouse

Fini les voitures, on reprend le vélo. On commence à apercevoir les Vosges au loin, c’est beau !

On roule peu, car on a repéré qu’à Mulhouse, il y a deux musées qui nous intéressent (apparemment, Mulhouse se veut être le pôle de musées techniques le plus important d’Europe – ce qu’on ne savait absolument pas) : la Cité des Trains et Electropolis, le tout sponsorisé par SNCF et EDF ^^

Notre première journée est donc consacrée à la Cité des Trains. Consacrée, car on y entre à 11 h et on en ressort à la fermeture, 7 h plus tard. Comme dit Mathieu, on a été pris dans une faille spatio-temporelle ! On y trouve de très nombreuses locomotives et wagons, depuis le début des chemins de fer en France, jusqu’à celles d’aujourd’hui. L’une des locomotives est coupée en deux dans le sens de la longueur, pour permettre d’illustrer le fonctionnement de la machine à vapeur. Les wagons présidentiels sont également présentés. Le luxe des premières classes de l’époque fait penser à l’image qu’on se fait du Transsibérien. Les wagons-restaurant sont aussi très classes, avec une vaisselle très fournie ! On voit aussi des wagons réfrigérés, pour transporter de la bière, ou bien un wagon qui permet de transporter de la fonte en fusion !

Difficile de décrire ce qui nous a fait rester aussi longtemps, mais on en est même reparti frustré car on a pas eu le temps de voir les expositions en plein air ^^

Le 2e jour, on va donc à Electropolis, qui est un musée qui retrace l’histoire de l’électricité, avec notamment les grandes découvertes et inventions qui ont marqué cette discipline. C’est là qu’on voit la machine Sulzer BBC (cf. article précédent).

Au final, ça nous a bien plu, mais ça n’égale pas (et de loin le Palais de la Découverte à Paris !!!)

Catégories
France

Eurovélo 6 : De Besançon à Sochaux

Nous partons de Besançon bien reposés, il fait beau, et le paysage tout le long du Doubs est magnifique. A tel point qu’on s’arrête même pour prendre la pose devant l’objectif !

Ce qui semble déplaire à Steven, car alors qu’on essayait de faire notre plus beau sourire, un énorme PSCHHHHHHHH retentit, avec en parallèle tout l’arrière du vélo qui s’affaisse. Quoi ???? Eh bien, comme on a des super pneus increvables, nous on crève de l’intérieur ! C’est le chatterton qui recouvre le fond de jante qui a cédé sous la pression, au niveau d’un rayon, et la chambre à air qui n’a pas supporté ça. Ca nous apprendra à faire les malins ! 

Nous voilà donc occupés à réparer ça, avec notamment une rustine prévue à la base pour nos matelas de sol gonflants, mais bon, ça semble faire l’affaire, en attendant qu’on trouve quelque chose de plus robuste que ce chatterton !

Un peu plus tard, on a la suprise de croiser une biche qui traverse la rivière à la nage. Ca alors !

On traverse Montbéliard rapidement, juste en longeant la rivière l’Allan, pour arriver à Sochaux, où nous allons visiter… l’Aventure Peugeot ! (Qui l’eut cru ^^)

On y découvre qu’en fait, Peugeot, au départ c’était bien plus que des voitures, ils faisaient bien sûr les fameux moulins à café et les vélos, mais aussi de très nombreux outils de cuisine, de l’électroménager, des radios, des armes, des machines à coudre, … En tout cas, c’est une sacrée famille d’inventeurs !

Il y a de très nombreux modèles de leurs véhicules, datant de 1894 à nos jours, et il faut avouer que c’est pas mal du tout.

Quelques autres photos en vrac :

Catégories
France

Besançon

Nous voilà donc arrivés à Besançon. Aucun de nous deux ne connaît cette ville, et nous sommes enchantés.

Nous allons y passer presque deux jours, notamment grâce à des amis de ma mère, Chantal et Georges, qui nous y accueillent.
Nous partons ainsi ensemble à la découverte de cette ville, sous le soleil. On commence par descendre la rue Battant, puis un détour par la cour d’un hôtel particulier, dont les escaliers en bois pour accéder aux étages sont à l’extérieur du bâtiment (ce qui est typique de la ville apparemment, et on verra d’ailleurs un autre exemple derrière le temple protestant, où les escaliers sont en bois sculpté), et un petit coup d’œil à l’église de la Madeleine, dont le style rappelle un peu celui de Saint Sulpice à Paris.

Le long des quais du Doubs, il y a une enfilade de bâtiments avec des arcades au rez de chaussée, tous construits avec les pierres calcaires bicolores typiques de la ville. Ça nous plait bien.

On poursuit en passant vers une synagogue puis vers les boutiques Utinam, une grande marque d’horlogerie née à Besançon, qui revisite notamment les horloges comtoises avec un design moderne. C’est plutôt étonnant, mais ça plaît bien à Mathieu.
On finit note visite par le musée du temps, qui se trouve dans le palais Granvelle, dont le toit est couvert de tuiles vernissées.

Le lendemain, nous allons avec Georges au fort de Beauregard, et nous poursuivons ensuite tous les deux jusqu’au fort de Bregille, d’où on a une vue superbe sur la ville et la citadelle, perchée sur un anticlinal.

Puis on redescend tout pour traverser le Doubs et remonter en face, à la fameuse citadelle. On y découvre le musée comtois, un film sur l’histoire de la ville, un espace qui présente les animaux noctambules de la région, et aussi le chemin de garde qui longe les remparts.
Il y a encore plein d’autres choses à voir, mais on n’aura malheureusement pas le temps de les visiter avant la fermeture !

Sur le chemin du retour, un arrêt à la cathédrale et un coup d’œil à la maison natale de Victor Hugo.

Merci Chantal et George pour votre accueil dans cette belle ville, pour les longues heures passées à discuter, pour votre gentillesse. Nous avons passé deux très belles journées en votre compagnie 🌞😊

Catégories
France

Eurovélo 6 : De Saint Jean de Trezy à Besançon

La journée de repos nous a fait du bien, on est reposé, et nous voilà de nouveau sur les routes, avec une étape symbolique : on a fait 100 km en une journée ! On est fier 🚴🚴‍♀️🥳💪

Au programme, un peu de tourisme à Dole, qui apparemment est aussi nommée la petite Venise du Jura. On y visite la maison natale de Pasteur et la collégiale.

C’est reparti, et on longe désormais le canal qui relie le Rhin au Rhône. C’est plat et rectiligne, on roule vite !

Juste avant d’arriver à Besançon, on a la chance de croiser la route d’un chamois 🐐

Catégories
France

Eurovélo 6 : de Dompierre sur Besbre à Saint Jean de Trezy

Après la mauvaise journée pluvieuse d’hier, mais la bonne nuit de récup au camping, nous voilà repartis à toute allure, toujours en suivant nos petits panneaux vélo vert. On va tellement vite, qu’au bout de 20 km, on se rend compte, oh malheur, que les panneaux qu’on suit ne sont pas ceux de l’Eurovélo 6, et nous mènent droit vers le nord alors que notre cap devrait être à l’est 😱 Bien sûr, la position du soleil aurait pu nous alerter, mais on y a pas fait attention…

Sur notre route, on rencontre un retraité qui est en route à vélo pour aller rendre visite à ses petits enfants à Nancy. Trop cool ! On croise aussi un gars qui lui tracte un kayak derrière son vélo pliant ! Environ 80 kg il nous a dit. Incroyable ! Et du coup des fois il alterne et met son vélo sur le kayak, et descend les rivières. Impressionnant.

On se trouve une place bien calée dans un champ, derrière le mur d’enceinte du château de Digoine. On a tout juste le temps de monter la tente qu’il se met à tomber quelques gouttes. Heureusement, il y en a juste assez pour donner un magnifique double arc-en-ciel 🌈 au-dessus de la tente !

Le matin, Mathieu bondit hors de la tente car il a entendu … des montgolfières ! C’est un beau spectacle à regarder.

On poursuit notre route en direction de Saint-Jean de Trezy, chez ma cousine, pour une première journée off ! Nous y sommes rejoint par ma mère, ma tante et mon oncle. Au menu : balade, barbec, farniente. Ah oui ! Lessive aussi !!

Merci Christelle de nous avoir accueillis 😊

Ma mère et ma cousine sont venues à notre rencontre à vélo !
Catégories
France

La via Allier : de Clermont à Dompierre sur Besbre

Peu après notre départ ce matin, le maillon d’attache rapide de notre chaîne arrière saute en pleine descente. Merde ! Heureusement qu’on en a de rechange ! On repart de plus belle, cette première journée franchement ensoleillée nous galvanise 🚴‍♀️🚴

On roule super vite et super bien, jusqu’à ce que… notre dérailleur explose ! Re merde !!

RDV ici pour l’histoire du dérailleur.

Comme il est déjà tard, on s’éloigne un peu de Vichy pour trouver notre lieu de bivouac.

On arrive au petit village de Billy, qui est surplombé par la ruine d’un château fort. Ca semble plutôt chouette, mais le temps est maussade, et nos jambes fatiguées, donc on n’en profite pas vraiment. On cherche un endroit où dormir, et alors qu’on pensait avoir trouvé, il s’avère que la voie ferrée passe juste à côté, et ça, on a déjà donné l’année dernière, et aucune envie de recommencer.

On poursuit donc un peu notre route, jusqu’à trouver un petit chemin forestier, tout boueux, au bout duquel on tombe face à un pré et un captage d’eau potable, le tout clôturé. Qu’à cela ne tienne, on s’installe devant les clôtures. On a juste le temps de monter la tente, de faire le feu et de manger, avant qu’il ne se mette à pleuvoir, fort.

Toute la nuit, il a plu, et au réveil, pareil. Cette météo nous pèse, et on se demande presque si on a pas intérêt à passer la journée sous la tente ^^

Finalement, on trouve un compromis : plutôt que de continuer en direction de Moulins, autant couper un peu en direction de l’Eurovélo 6, et en prime, on repère un camping pour le soir. On attend une petite accalmie pour pointer le bout de nos nez hors de la tente, et la replier rapidos. On voit un monsieur au loin, qui s’approche de nous : il était en train de cueillir des champignons, et nous en a offert une bonne brassée. Cool ! Bon par contre, pour dorer ces mousserons avec du beurre et du persil, on repassera 😅

Nous voilà de nouveau prêts à partir, cette fois couverts de nos Kway et lunettes de pluie (look au top). Pas grand chose à dire de cette journée de vélo : à part pédaler, vite, on a rien vu et pas franchement profité. Tout ce qui peut faire office d’abri est notre allié ce jour-là.

Quel soulagement quand on arrive au camping municipal de Dompierre sur Bresbe ! On prend non pas une, mais deux douches chaudes chacun, et nous voilà un peu réconfortés.

Un monsieur en caravane nous amène même un café pour nous réchauffer 🥳 D’ailleurs, il se trouve qu’il travaille comme ouvrier sur le chantier d’élargissement de la RCEA (souvenir GEOS …)